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                                                      OCTOBRE  2026
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 Les champignons sont de retour le soir au fond des bois
 et même dans la journée
Sans jouer du cor ils s'offrent à la cueillette  
Comme il y en a peu il va falloir chercher
Ça se mérite
Pas d'effort sans réconfort  
 A vos paniers
 
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Le mois d'octobre pour les signes du zodiaque se partage entre la Balance qui commence le 23 septembre et va jusqu'au 22 octobre pour finir par celui du scorpion.
 Étranges partages entre les éléments de l'air et de l'eau.
Les chanceux de la Balance sont gouvernés par Vénus, planète de l'Amour et de la Beauté.
Si autour de vous vit une Balance profitez en bien. C'est un signe d'élégance naturelle avec un sens de l'harmonie. 
On l'attribue souvent aux milliardaires. 
 
 
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TEXTE du mois

 

 Extrait du livre
Nicolas le colporteur   
 
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LE VIEUX SOLDAT

 

En bon citoyen Nicolas a dû effectuer son service militaire. A son époque il durait trois ans. Ça peut paraitre long mais l’esprit de ce temps-là était fortement influencé par la tension permanente entre les pays et une armée devait toujours être prête à guerroyer ne serait-ce que pour défendre la patrie sans être belliqueux. 

De cette période Nicolas en a pourtant gardé un souvenir correct sans être en permanence à le ressasser. Il a fait son devoir sans rechigner conscient que cela était nécessaire pour tout bon patriote aimant son sol.

Cependant l’utilisation d’une arme le gênait, surtout celle à feu. Après son retour à la vie civile il ne servit plus que d’un couteau, parfois d’un canif selon l’utilisation pratique du moment. Le port d’un fusil même de chasse l’incommodait. Il craignait toujours un accident, une dérive comme cela se produisait parfois dans le milieu campagnard ou forestier. 

Une de ses connaissances manipulait une arbalète pour traquer le gibier mais là aussi il avait une appréhension d’autant que cette arme était silencieuse.

Pendant son temps sous les drapeaux, il avait fait la connaissance de jeunes appelés comme lui. La vie en caserne apportait des amitiés par le côté disciplinaire exigé par les gradés et aussi par tous les exercices exécutés, soit en campagne avec des marches, soit par des corvées communes, soit aussi par des sorties en permission officielles et parfois par le franchissement du mur du quartier certains soirs. La rigueur du règlement ne permettait pas beaucoup d’évasion même celle de l’esprit. La camaraderie régnait avec la solidarité.

Mais comme dans toute communauté il y avait des brebis galeuses. Les flatteurs vis-à-vis des supérieurs, les cafteurs cherchant un avancement, un profit quelconque, les trop méchants ou trop musclés qui voulaient s’imposer et que l’on évitait, mais aussi les petits chefs, pourtant appelés comme les autres, et auxquels un petit galon avait tourné la tête. 

Pourtant en général, c’est de circonstance, la troupe s’entendait bien. Même lors de confrontations par différents exercices comme le tir ou l’entrainement physique le respect de l’autre s’imposait et que le meilleur gagne sans haineuse rivalité.

Nicolas a raconté tout çà avec un peu de nostalgie et sans regret. Pour lui c’était loin et sa vie de colporteur était son bonheur. Il n’avait pas eu à se battre contre un ennemi et cela lui convenait bien. Parfois il se demandait ce qu’il aurait fait ou comment il aurait réagi face à d’autres soldats, des hommes comme lui, s’il avait dû tirer avec son fusil de guerre. Il n’était pas le seul à penser ça. Le port d’un uniforme change un esprit aussi pacifique soit-il.

Un jour alors qu’il passait à travers une épaisse forêt sur un chemin pierreux il entendit des bruits bizarres et inhabituels. Cela ressemblait à un vrombissement d’abeilles passant près de lui et à plusieurs reprises. Soudain il comprit, on lui tirait dessus. 

Ce bourdonnement, il l’avait un peu oublié, correspondait au passage des balles. Aussitôt il courut se mettre à l’abri derrière de gros arbres, cahin-caha à cause de sa charge dorsale.

Il attendit, inquiet. Pourquoi cet assaut ? Avait-il un client mécontent à ce point-là ? Sa forte silhouette était-elle prise pour autre chose qu’un être humain ? Voulait-on le dévaliser ? Il ne bougeait plus espérant être rapidement oublié. Effectivement le silence était revenu. Et le chant des oiseaux qui s’était interrompu repris. 

Pourtant il restait statique dans l’attente de voir la suite. Il tenta de jeter un coup d’œil vers l’endroit où il pensait que pouvaient venir les tirs. C’était le calme. Il ne voyait rien d’anormal.

Tout à coup quelque chose s’agita dans l’herbe haute devant lui. Une masse s‘éleva ressemblant à une grosse bête bariolée couleur de terre. Elle se mit debout. C’était un homme qui releva son fusil sur son épaule et qui regardant Nicolas partit d’un grand rire sonore. Le chasseur était impressionnant. 

Un vrai colosse encore plus important avec son vêtement ressemblant à du feuillage. C’était étrange cette tenue et insolite. Il se dirigea vers le colporteur. Celui-ci, tendu, le laissa s’approcher. L’homme arriva à sa hauteur lui tendit la main et lui dit : « tu ne me reconnais pas ? ».

Ebahi, surpris, Nicolas réfléchit et au sourire de l’agresseur comprit qui il était. Son agresseur, Jacques, avait tout comme lui, fait son temps d’armée dans la même compagnie et au même moment. Rassuré Nicolas lui demanda pourtant pourquoi il lui avait tiré dessus. Ce à quoi il lui répondit que le voyant de loin il n’avait pas trouvé de meilleur moyen de l’arrêter pour le saluer. 

Drôle de bonjour se dit Nicolas. Il aurait pu me blesser ou pire encore. Néanmoins après quelques temps ils évoquèrent leur passé commun et pour se faire excuser le chasseur, devenu braconnier, acheta quelques babioles à Nicolas.

Ils se saluèrent en se séparant et chacun reprit son chemin. Après quelques moments de marche Nicolas pensa que son ancien compagnon était quand même dangereux. Depuis ce temps-là chaque fois qu’un frelon, un bourdon ou une abeille vole près de lui il se raidit de crainte.

 
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LE TAUREAU

 

Nicolas passait partout dans les pays de France et de Navarre. Ses trajets n’étaient pas toujours bien définis et cela lui apportait parfois des désagréments, parfois de bonnes surprises. Mais à chaque endroit où il se trouvait il respectait le lieu quitte de temps en temps à subir une complication inattendue. 

La campagne aussi belle soit-elle peut également être source de contrariété. Les animaux sauvages des bois et forêts, ceux des champs et pâturages ainsi que certains volatiles sont quelquefois irrités d’être dérangés sur leur territoire.

Bien souvent, heureusement, ces bêtes vivent en troupeaux pacifiques comme les ovins et les bovins. Mais il y a aussi les hardes de sangliers qui ne sortent que la nuit et qu’il ne faut pas troubler à quelle heure que ce soit. Leur force est décuplée lorsqu’ils sont accompagnés de leurs marcassins. 

Cochon sauvage, de petite taille, râblé, il est réputé pour sa puissance et sa nuisance à défoncer la terre à la recherche de nourriture. Sa force musculaire est un danger pour l’homme. C’est une plaie pour les agriculteurs qui les chassent au mieux sans parvenir à éradiquer leur prolifération.

Nicolas prenait du plaisir à traverser les pâtures. Pour lui, voir les troupeaux de près, correspondait à une relation quasi proche du vrai, de ce caractère de la réalité souvent absente chez l’homme influencé par les mirages éphémères du progrès. Il aimait s’arrêter et regarder les jeunes veaux ou agnelets. 

Le cycle de la vie continuait pour le bien de tous ce que tout le monde ne comprenait pas. Il savait aussi que ces animaux domestiqués finiraient mal leur vie après avoir été des otages nourriciers inconscients.

Un jour, alors que l’automne finissait, il aperçut dans une prairie une bande de vaches et s’en approcha lentement pour ne pas les affoler. L’herbe était plus rare, l’été avait été assez sec et les quelques ondées de ces derniers jours n’avaient pas apporté suffisamment d’eau pour relancer la pousse de la végétation. Les animaux sentaient la fin de la saison en extérieur et placidement attendaient le retour à l’étable.

Mais le troupeau cachait aussi un mâle qui semblait brouter plus loin. Il leva la tête et aperçût Nicolas. Soudain il se mit en marche en fixant l’homme et accéléra son allure. 

La présence de l’étranger devait l’agacer ou était-ce la grosse hotte sur le dos de celui-ci qui lui semblait être un intrus dans son territoire. Toujours est-il que Nicolas comprit le danger et se dirigea rapidement vers une haie protectrice faite d’une palissade de bois.

C’était un taureau. Une bête énorme qui se mit à courser le colporteur qui se précipita vers le refuge qu’il atteignit de justesse. Le monstre s’arrêta soudainement devant la clôture, les naseaux fumants et tapant du sabot. Nicolas ne bougeait plus. 

Après quelques instants qui parurent bien longs, le buffle se retira et retourna vers l’attroupement de bovins qui n’avait pas bougé. Même les génisses, vaches et veaux n’avaient pas réagi.

Mais dans l’histoire Nicolas avait fait tomber sa hotte pour courir plus vite. Évidemment elle fut repérée par le sieur taureau qui s’empressa d’y mettre quelques coups de corne avant de rejoindre sa troupe. Le temps passa, mais pas assez vite pour le visiteur qui dut patienter plusieurs heures avant de pouvoir récupérer son bien. 

En regardant sans cesse vers le troupeau, Nicolas ramassa ses affaires qui ne semblaient pas trop être abimées. Il remit rapidement le tout en vrac dans le sac de cuir. La nuit était presque là et il fallait maintenant se hâter pour trouver un toit pour la nuit. Ce qu’il fit.

Au village il conta sa mésaventure à un fermier qui sourit. Pas de chance lui dit-il. Le taureau est celui du père Grégoire et demain il sera emmené à l’abattoir. Bien plus tard il apprit que l’animal ne s’était pas facilement laissé prendre et que tous les participants rirent longtemps de cette escapade. 

En effet le monstre dans sa furie avait vidé la hotte mais dans sa sauvagerie un linge était resté fixé sur ses cornes. C’était une belle et grande culotte de femme en coton blanc. Cette histoire fit le tour du village et des alentours.

On ne sut jamais ce que devint le vêtement mais ce qui est sûr c’est qu’aucune vache ne l’aurait porté.

 

 

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LE SALTIMBANQUE

 

Nomade, Nicolas n’était pas le seul à parcourir le pays. Il y avait d’autres colporteurs mais ils se respectaient et chacun avait une clientèle différente par l’offre diverse proposée. Quelquefois cependant des frictions pouvaient arriver, certains d’entre eux passaient juste avant d’autres dans les villages et les suivants ne vendaient presque plus rien. 

Il fallait alors se concerter et dans la plupart des cas une courtoisie s’installait pour que tout le monde vive de son travail. Cette considération était toujours sujette au bon vouloir de chacun mais la dureté du métier faisait que l’estime de l’autre était de la tolérance polie.

Pourtant un affrontement avait lieu parfois avec d’autres itinérants : les saltimbanques. Ceux-ci étaient avant tout des artistes ambulants et faisaient du spectacle de rue. Lorsqu’ils arrivaient dans un village, ils s’annonçaient par le roulement d’un tambour ou le son d’une trompette, parfois aussi par le crieur du village, lequel avait reçu une petite pièce pour le faire. 

Leurs prestations, bien que différentes de celles des colporteurs, empiétaient parfois sur celles de Nicolas et de ses confrères et apportaient quelquefois de vaines querelles. Tout le monde recherchait de l’argent simplement pour vivre et parfois survivre.

Arrivant dans un village où il pensait faire quelques affaires, notre colporteur fut étonné de voir qu’il avait été devancé. Sur la place près de la mairie un groupe de bohémiens s’était installé et faisait déjà son attraction, ce qui était normal, et deux femmes tournaient autour des badauds pour demander une aumône. 

Les villageois les ignoraient car elles avaient mauvaise réputation. Ils les soupçonnaient de chapardage indélicat et se contentaient de regarder le spectacle même s’il était donné pour attirer l’attention par l’amusement.

Nicolas avait déjà rencontré cette troupe et comme tout le monde s’en méfiait. Il connaissait le chef du groupe, un homme âgé, avec lequel quelque accommodement avait été formulé. D’ailleurs l’apercevant le doyen se rapprocha de lui, délaissant ses compagnons qui œuvraient sans sa présence. 

Ils se saluèrent et le colporteur entreprit de lui demander pour quelle raison ils étaient là alors qu’ils avaient convenu de ne plus empiéter leurs prestations l’une sur l’autre. Gêné, l’ainé lui avoua que l’une des femmes du groupe avait été malade et qu’ils avaient en conséquence retardé et décalé leur périple.

Un peu incrédule, Nicolas accepta cependant l’explication. Il attendit la fin de la représentation pour s’établir à son tour devant l’église toute proche. Habituellement les saltimbanques ne donnaient qu’une seule représentation de leur spectacle et partaient dès la fin de celui-ci vers un autre village. 

Ce fut le cas ce jour-là. Nicolas les vit ranger leurs affaires dans la roulotte et s’éloigner rapidement des lieux. Peut-être même un peu trop vite, ce qui l’inquiéta. Mais après tout ils avaient du temps à rattraper dans leur tournée suite à l’affection de la femme du romanichel. 

Ce n’est que vers la soirée qu’il vit arriver vers lui un grand gaillard qui lui annonça être le responsable de la commune et qui le pria de le suivre avec tout son barda à la mairie. En y entrant Nicolas aperçut le garde-champêtre, lui aussi un homme imposant. 

A peine entré il remarqua le ton grave, sérieux des deux hommes qui le prièrent de poser sa hotte et sa musette et de les vider sur une table. Après un moment de stupeur et un geste de recul, il fit ce qu’on lui demandait sans réticence car sûr de lui et de son intégrité. Il vida même les poches de ses vêtements par scrupule.

Après un contrôle approfondi de l’étalage, les deux agents municipaux comprirent qu’ils avaient fait erreur, s’excusèrent et s’expliquèrent. Pendant la représentation des saltimbanques et devant l’euphorie et l’exaltation ambiantes, un maquignon s’était aperçu ensuite, après le spectacle et le départ des baladins, que son sac contenant des pièces d’or, et qu’il portait à sa ceinture avait disparu. 

Il venait d’encaisser la vente d’animaux de sa ferme et la coutume locale faisait que l’on payait son dû de cette façon, en espèces, en l’occurrence des Louis.

L’affaire devait en rester là mais quelques mois plus tard, Nicolas revint à passer dans le village où cette fois il fut le seul sur la place à bonimenter. Sa réputation d’homme honnête s’était propagée et ses opérations furent très correctes. Pourtant il vit à nouveau venir vers lui le bourgmestre qui le pria de le suivre encore une fois à la mairie. 

Et arrivé il fut invité à partager le vin du pays. Le garde-champêtre avait continué ses recherches et le sac, retrouvé dans l’église, contenait toujours ses pièces, sauf une. Un jour en discutant avec lui, le curé lui signala avoir trouvé dans un tronc une pièce d’or de grande valeur.

Le voleur s’était-il repenti ? Avait-il eu mauvaise conscience de son geste ? On ne le sut jamais. Le sac fut rendu à son propriétaire qui ignora ce qu’était devenu le Louis manquant qui resta au clergé. Curieusement la troupe de saltimbanques ne repassa jamais dans le village et on ne sut jamais qui fut l’auteur du larcin.

 

 
 
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Il lisait en roulant l'extrait de la quinzaine

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