BIENVENUE

                                                           AOUT 2026
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Nous voici dans la seconde moitié du mois d’août et la majorité d'entre nous pense déjà à la rentrée de septembre si proche.
En attendant profitons encore de ces journées ensoleillées (trop peut-être) pour vivre en dehors de nos logis dans la mesure du possible.

Les amateurs de randonnées, cyclistes, baigneurs, et autres évasions en extérieur vivent avec la lumière qui si parfois est gênante est pourtant salutaire.  
Voici quelques images prises ces derniers jours 
 
               Soleil couchant sur Ludres vu de l'église Saint-Hilaire 
                                    de Ville en Vermois
 
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                                    Domaine réservé à la tortue
                 
                Non ce n'est pas une photo prise à Bâle mais c'est un 
                trou quand même à voir au parc Montaigu
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                                    Un petit tour à Venise 
 
 


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La porte de l'évasion en Provence
 
 
 
 
                
                                    On attend plus que vous

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 Un peu de fraicheur

 

                    Regardez bien les pieds dans le bassin
 

                           Là on touche le fond
 
                    
                                                            et pour s'aérer

 
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        Un petit tour dans les Vosges au Hohneck
                     Le dahut est rare aussi il faut bien regarder 
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Un petit tour global du site revu est souhaité
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TEXTE du mois

 

 Extrait du livre
Nicolas le colporteur   
 
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LE PROFESSEUR CONTEUR 

 

Nicolas le colporteur rapporta qu’un jour il avait eu une rencontre avecun conteur original qui lui avait parlé de mystérieux personnages. Jean,c’était son prénom était lui-même curieux, un peu dans la lune et pourtant très intéressant. Enseignant Il se définissait de la façon suivante :

-         Grincheux car timide, un joyeux professeur pas simplet, gros dormeur et souvent enrhumé avec des atchoums  sonores.

L’histoire de Jean se serait passée il y a fort longtemps dans une forêt lointaine, vous savez celle où vivaient des petits hommes avec des bonnets et des bottes. Travailleurs, toujours de bonne humeur, il semblerait cependant qu’on ne les rencontre plus.

Voici son récit : amateur de balades, grand randonneur, il partit un matin de bonne heure et de bonne humeur selon la formule usuelle. Il avait pris son rucksack avec le nécessaire du promeneur avisé, bâton, casse-croute et boisson, quelques petits fruits, des bonbons, la boussole, les jumelles et un petit nécessaire de soins car on ne sait jamais ce qu’il peut arriver. C’était un homme prudent bien que souvent dans les nuages.

Après quelques heures de marche il se crut perdu. Mais au loin le toit d’une fermette se dessina. Cela le soulageât car il n’aimait pas s’égarer, lui qui connaissait pourtant assez bien les lieux. Mais là il s’était allé à admirer tout ce qui l’entourait, que ce soit au niveau du sol ou dans les arbres. C’est tellement beau une forêt, un enchantement, un bien-être.

Un sentier apparut et il l’emprunta en se dirigeant vers la masure, ce à quoi elle ressemblait de plus en plus. Le toit était couvert de chaume avec une grosse cheminée bancale. La densité de la forêt le faisait marcher lentement.

A un détour une silhouette de jeune femme se précisa. C’était une bergère, du moins le crut-il, portant un corsage blanc avec un boléro bleu et une jupe rouge. Elle l’entendit arriver, se retourna et lui adressa un petit sourire. On aurait dit une apparition de conte de fées, c’était peut-être le cas. Il la salua et demanda si elle pouvait lui indiquer l’endroit où ils se trouvaient tous les deux.

Etonnée elle ne sut quoi lui répondre car elle-même l’ignorait et comptait sur son arrivée pour retourner vers son domicile, le château voisin. Là, inquiet, il ne comprenait plus rien, se posa la question : mais où suis-je donc ? Sur terre, dans une fable ? Je ne connais pas de castel dans la région.

Ils se concertèrent et décidèrent de toquer à la porte de la maisonnette peu reluisante. Mais pas de réponse. Avec appréhension Jean ouvrit la porte et entra suivi de la jeune fille.

Ce n’était qu’une seule grande pièce toute en longueur. Personne à l’intérieur mais une succession de sept lits de petite taille. Serait-ce des enfants qui dorment là ? La modeste chaumière était peut être un lieu de repos, une étape et rarement occupé. De plus l’état de l’ensemble négligé pouvait confirmer cet occasionnel.

Dans le fond un coin cuisine avec une grande table et deux bancs devaient permettre de s’installer pour manger. Une cheminée à l’âtre possédait des chenets et une soupière suspendue pour la cuisson des aliments. Un petit tas de bûchettes était à proximité. 

Ils s’attablèrent quelques instants et espérèrent que quelqu’un viendrait pour les aider à rentrer chacun chez soi. Mais le temps passa et le silence n’était interrompu que par le chant des oiseaux qui s’invitaient dans la chaumière, la porte étant restée ouverte.

Jean partagea les maigres réserves de son sac avec l’égarée et la conversation, très succincte, ne lui permit pas de savoir comment elle s’appelait. Sa noblesse de port et de langage faisait qu’il restait dans une politesse qu’il ne comprenait pas car lui-même malgré son instruction se sentait différent. Elle était réservée sans être hautaine.

Finalement ils décidèrent de sortir après cette pause et chacun repartit vers ce qui semblait être la bonne direction, avec hâte car le soir arrivait. Après bien des détours Jean put retrouver son chemin et rentra chez lui fourbu et encore dans l’étonnement de sa rencontre.

Il ne devait jamais revoir Blanche, qu’il avait baptisé ainsi, et ne sut pas non plus retrouver le chemin de la fermette. Quant au château son existence reste encore une énigme. 

Pourtant Jean n’avait pas rêvé, du moins c’est ce qu’il pensait car quand on détaille la définition le concernant citée plus haut, on se rend compte que les sept personnages qu’il n’avait jamais vus sont bien dans son esprit et qu’il s’était fait un cinéma. Relisez bien celle-ci et tout comme moi vous comprendrez mieux.

Quant à Blanche, elle ne fut qu’une fugace apparition, disparue comme la neige avec le soleil du printemps.

 

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LE PORTE-MALHEUR

 

Dans toute société il a ceux auxquels tout sourit et à l’inverse les porte-poisse. Entre les deux presque tout le monde. Nicolas connaissait une multitude de gens, simples souvent car c’était les plus abordables mais pas forcément les plus naïfs, et aussi une réalité de société instruite mais pas toujours courtoise. 

Certains édiles même l’ignoraient avec grandiloquence ou mépris le classant dans la catégorie des petites gens. Il n’en souffrait pas trop mais regrettait malgré tout cette distance qu’il trouvait sans objet. Il faisait son travail avec sérieux, compétence et son rôle social n’était pas négligeable. Mais on se moque facilement de ceux qui sont différents en les toisant ou en les ignorant.

Dans ses connaissances Nicolas raconta avoir côtoyé dans ses périples un homme ayant eu une abondance de malheurs. Ils s’étaient rencontrés un vendredi treize. L’homme qui s’appelait Franck tenait une auberge où une tablée de douze invités venait déjeuner. L’arrivée du colporteur était de trop. 

La réception fut polaire mais par sa diplomatie habituelle Nicolas put s’asseoir à l’écart au fond de la salle. Après quelques temps l’aubergiste vint le voir. Pour lui treize était un chiffre synonyme de malheur.

Il lui expliqua qu’à ces dates là il refusait les mariages, repas divers et ceux liés à la religion. D’ailleurs par superstition son chef de cuisine ne travaillait pas et il ne sortait pas de chez lui. Nicolas comprenait cette réaction ayant lui-même subi des mésaventures dans ces périodes. L’aubergiste avait un chat noir qui du jour au lendemain disparut, il devait retrouver son corps quelques temps après dans la remise derrière l’auberge. 

L’animal assimilé à Satan, à la peste, et à la crainte d’une malédiction avait manifestement été condamné par un villageois. Franck avait aussi chassé de son grenier les chauves-souris et une chouette soupçonnées également d’apporter une calamité ou une détresse.

Dans sa ferme voisine les crapauds furent éliminés car liés au diable. Associé à la sorcellerie et dans les entreprises d’envoûtement ils seraient à l’origine de maléfices sournois et dangereux pour la sérénité de l’esprit. Un peu étonné tout de même par les réflexions de l’aubergiste Nicolas lui demanda une chambre pour la nuit afin de revenir sur terre lucidement. 

Dans la pièce pas de miroir. Il sut le lendemain que c’était normal. Voir son double par le reflet pouvait mettre ou son âme ou sa vie en danger si la glace se brisait.

Désirant prendre un repas avant de repartir, Nicolas constata qu’il n’y avait pas de sel sur la table. Franck lui expliqua que le renverser annoncerait qu’un événement grave peut arriver. Le pain était servi tranché pour ne pas être posé à l’envers, afin d’éloigner les maléfices ou la misère. 

Pas de couleur verte sur les murs ni sur la table. Pas plus de deux bougies sur la commode aux couverts où les couteaux sont bien séparés des fourchettes pour éviter que le malheur entre dans l’auberge. Tout dans l’entourage semblait sensible au malheur. 

Franck raconta, sérieusement, qu’il était devenu chauve car il avait jeté un peigne sur lequel quelques cheveux d’une autre personne étaient restés accrochés. Pourtant un souffle vers la bonne fortune semblait être discernable. Pour contrer le mauvais sort, la peur de tomber malade ou pire devenir fou, l’aubergiste s’était entouré de porte-bonheurs.

Sur la porte d’entrée principale était fixé un fer à cheval. Pas n’importe lequel. Il fallait qu’il possède les sept trous, quatre à gauche et trois à droite et aussi avoir été trouvé par hasard sur une route un vendredi de préférence. Au nouvel an Franck plaçait dans la salle de l’auberge du gui bien fourni en baies pour garantir la chance et la bonne santé. 

De plus il offrait chaque année, en mai, à sa clientèle paysanne un brin de muguet pour que les récoltes soient abondantes, mais uniquement une tige avec treize clochettes. Nicolas un peu décontenancé par cet amas de superstitions se leva et prit congé. Mais avant de partir Franck lui offrit une patte de lapin qu’il accrocha à sa ceinture pour le protéger des esprits malveillants qu’il pourrait rencontrer en chemin.

Etonné par tant de colifichets, talismans, gestes de prévention ou sécuritaire, Nicolas fut content de retrouver une sérénité naturelle dans la campagne. Pour lui Franck était trop influençable et son comportement démesuré. Malgré l’instruction qu’avait l’aubergiste il était aveuglé par des sentiments et des réactions frisant le déraisonnable. Sa clientèle le perçut également et peu à peu se détourna de son auberge. Franck se croyait envouté et ensorcelé. Son esprit était perturbé et loin de la vie normale quotidienne.

Quelques mois après Nicolas passa devant l’auberge. Elle était fermée. Le fermier voisin lui expliqua que le cabaretier avait cessé son activité. Il ne dormait plus, inquiet en permanence sur son sort. 

Effectivement dans un moment de lucidité il avait compris son erreur de se laisser influencer par les superstitions de toutes sortes et vendit tous ses biens pour aller au monastère le plus proche afin de retrouver la paix de l’esprit. Mais fut-ce le cas ?

 

 
 
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LE PONT

 

Nicolas est un passe partout. Allant de village en village il traverse d’incomparables contrées et des paysages très différents. De la plaine à la montagne rien ne l’arrête. Il franchit les saisons au mieux et parfois avec quelques difficultés. Une plaine aride, un col enneigé, un chemin boueux, tout y passe. 

Il y a aussi les torrents et les rivières qu’il faut franchir pas toujours simplement. Même s’il connait un grand nombre de gués, le passage par un pont, même rustique a sa préférence, et on le comprend.

Un jour, je crois que c’était dans le Jura, si je m’en souviens bien d’après le récit fait à mon arrière-grand-père, il eut à emprunter un pont de bois qui semblait bien ancien. C’était du côté de la cascade du Hérisson, lieu magnifique et encore sauvage, du moins partiellement de nos jours. Chargé comme d’habitude de tout son barda il arriva près de l’ouvrage mais s’arrêta. C’était la première fois qu’il passait par là.

La vieille structure n’incitait pas à être utilisée. Pas de rambardes, ni à droite, ni à gauche. Les planches horizontales s’écartaient les unes des autres et gondolaient. De plus on pouvait voir le torrent, chargé à cette époque, entre les grosses lattes tordues. 

Rien n’était engageant car parfois des soubresauts du flot passaient à travers les bois. Tout semblait vieux, usé, pas entretenu et la surface avait l’air glissante. C’était très rustique.

Nicolas poussa un soupir et décida tout de même à utiliser la plate-forme qui portait mal ce nom et avança prudemment en s’appuyant de son bâton, son compagnon qui l’aidait bien souvent. Arrivant au milieu du pont un craquement le fit s’arrêter. Il ne bougea plus. Il savait que tout geste impulsif suffisait à le faire tomber. Aussi il mit un genou sur le bastaing et attendit un peu.

Soudain tout vibra. De stupéfaction Nicolas s’assit avec précaution. Dans un mouvement de rotation inattendu le pont se détacha des rives comme s’il avait été scié de chaque côté des berges. Puis lentement il glissa vers l’aval et le voilà emporté sur le courant comme un radeau. Notre colporteur, saisi par l’imprévu, resta figé, s’accrocha par les mains aux planches et pris dans le tourbillon inattendu fut emmené dans la descente.

Par chance le torrent était en crue et son niveau était élevé. Ce qui sauva Nicolas. Son embarcation de fortune de ce fait restait bien en surface. Après quelques légers chocs et éclaboussures le drakkar et son passager arrivèrent tranquillement sur une berge bien loin de leur lieu de départ. 

Toujours assis notre naufragé se releva et descendit à terre. A part les fesses mouillées il était en entier. C’était une crique comme il y en avait beaucoup dans la région. Par malchance aucune sortie par la terre ce qui désespéra notre homme. Un vrai cul-de-sac et la nuit arrivait.

Près d’un rocher un recoin lui permit de se reposer un peu, de faire du feu et de manger sommairement. Le soir arrivait et il s’endormit après cette aventure non désirée. Le matin il se demanda comment sortir de cette impasse. Il fit le tour du lieu, regarda vers le haut des rochers, et ne trouva pas d’issue. Allait-il retourner à la rivière ? Il s’aperçut alors que son radeau avait disparu, surement emporté durant la nuit par la violence du flot.

Un peu perplexe et désespéré il entendit au loin une voix humaine couverte par le grondement du torrent. Puis il aperçut tout en haut de la muraille de roches une silhouette. Celle-ci lui faisait des signes qu’il ne comprenait pas mais il répondit par des battements de bras pour montrer qu’il avait vu l’étranger. 

Quelques temps après dans un silence apparut une corde d’alpage à laquelle était accroché un petit sac. Nicolas l’ouvrit, lut un message et attacha sa hotte à un crochet. Celle-ci monta lentement et disparut.

Il eut soudain un doute. L’individu n’allait-il pas garder sa marchandise et l’oublier. Après quelques minutes interminables la corde revint et Nicolas, un peu montagnard lui-même put grimper et sortir de sa prison de rochers. 

Après bien des remerciements ils allèrent tous les deux au hameau tout proche où son sauveur habitait. Par chance ce dernier avait aperçu la lumière du feu et connaissant le lieu savait comment réagir, d’autant que Nicolas n’était pas le premier à être piégé à cet endroit.

En voulant offrir quelques objets à l’habitant, qui était bûcheron, celui-ci refusa. Pour lui, la sauvegarde d’une vie était sa récompense. Depuis les deux hommes sont restés amis.

 

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Il lisait en roulant l'extrait de la quinzaine

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